La psychanalyse, disait Dolto, c'est apporter à chaque séance un message inconnu de soi-même et qu'un autre perçoit parce qu'il est payé pour y être attentif et pour se projeter le moins possible.
C'est une aventure revécue de sa propre vie.
Rares sont aujourd'hui encore ceux qui connaissent les bienfaits véritables de cette technique d'utilité publique inventée par Freud.
Aussi remarquable que subversive, cette pratique profondément éthique se détermine d'un lien social à deux inédit et permet à celui qui en bénéficie - enfant, adolescent ou adulte - de retrouver dans le parler ce qu'il lui faut de jouissance, de courage et de détermination pour que son histoire continue.
Elle révolutionne de surcroît son rapport à lui-même, aux autres et au monde.
Bienvenue.
Cécile Crignon
Cet « Acte de fondation » ainsi que la « Note adjointe » et le « Préambule » qui le complètent sont parus en préface du premier annuaire de l’École Freudienne de Paris en 1965. La pagination que nous avons retenue est celle de leur republication dans...
- Ce que j'ai appelé le stade du miroir a l'intérêt de manifester le dynamisme affectif par où le sujet s'identifie primordialement à la Gestalt visuelle de son propre corps : elle est, par rapport à l'incoordination encore très profonde de sa propre...
- La psychanalyse devrait être la science du langage habité par le sujet. Dans la perspective freudienne, l’homme, c’est le sujet pris et torturé par le langage. ( J. Lacan, Séminaire III, Les psychoses, Paris, Seuil, 1981, p. 276, 16 mai 1956 )
- Lacan me manque. « Vous n’êtes pas la seule, ça ne vous fait pas moins seule. » Qui me dirait aujourd’hui une phrase comme celle-là, par laquelle il avait accueilli un jour le sentiment d’exil dont je lui faisais part, lié, pour autant que je m’en souvienne,...
- Que suis-je ? Je suis à la place d’où se vocifère que ’’l’univers est un défaut dans la pureté du Non-Etre’’. Et ceci non sans raison car à se garder cette place fait languir l’être lui-même. Elle s’appelle la Jouissance, et c’est elle dont le défaut...
- Au début de mon analyse avec Lacan, tandis que je m'attachais à lui décrire ce que je pensais avoir été mes symptômes névrotiques les plus criants, ceux qui m'avaient amenée sur son divan, il m'avait interrompue pour me dire, avec un bon sourire, que...
- Il n'y a pas de rapport sexuel parce que la jouissance de l'Autre prise comme corps est toujours inadéquate - perverse d'un côté, en tant que l'Autre se réduit à l'objet a - et de l'autre, je dirai folle, énigmatique. N'est ce pas de l'affrontement...
- Parce que l’enfant à naître est déjà, de bout en bout, cerné dans ce hamac de langage qui le reçoit et en même temps l’emprisonne. ( Lacan, L’express du 31 mai 1957 )